Congés – Absences

Absences 

Article  33  

En  vigueur  étendu

Dernière  modification  :  Modifié  par  Avenant  du  24  mars  1987  étendu  par  arrêté  du  21  juillet  1988  JORF  30  juillet  1988

Les absences dues à un cas fortuit n’entraînent pas la rupture du contrat de travail à condition que  l’employeur en soit informé dans les 48 heures.

En cas de force majeure, l’employeur devra être informé dans les plus brefs délais.

En cas de rupture du contrat du fait d’absence du salarié, il sera fait application des dispositions de l’article L. 122-14 et suivants et de l’article L. 122-41 du code du travail.

Congés annuels 

Article  34  

En  vigueur  étendu

Le droit au congé annuel est fixé selon les dispositions légales en vigueur.

Obligations militaires 

Article  35  

En  vigueur  étendu

Les absences occasionnées par l’accomplissement du service national, une période de réserve obligatoire ou par une période de rappel obligatoire sont réglées par les dispositions légales.

Le maintien sous les drapeaux est considéré comme un prolongement du service national, et traité comme  tel, sauf dispositions légales plus favorables.

Après un an de présence dans l’entreprise, le salarié perçoit pendant la durée des périodes obligatoires, une  allocation égale à :

– 100 % de son salaire, s’il est père de famille  ;

– 75 % de son salaire, s’il est marié ou vit en concubinage reconnu ;

– 50 % s’il est célibataire sans charge de famille,

sous déduction de la solde nette perçue par l’intéressé et justifiée par lui.

Cette allocation ne sera due que jusqu’à concurrence de deux mois au total pendant la durée des services dans l’entreprise, quels que soient le nombre et la durée de chacune des périodes accomplies par l’employé.

Ces périodes obligatoires, pendant lesquelles le contrat de travail est suspendu, sont considérées comme  temps de travail effectif pour le calcul de l’ancienneté et des congés payés. Elles ne sont pas imputées sur le  congé annuel des salariés.

La réintégration des salariés ayant accompli leur service national se fait dans les conditions des articles  L. 122-18 et R. 122-7 du code du travail.

A la condition qu’il ait au moins deux ans de présence dans l’entreprise et dans l’éventualité où, à l’issue  du temps d’accomplissement du service national, un salarié est réintégré dans l’emploi qu’il occupait avant  l’accomplissement de son service, le temps passé sous les drapeaux sera pris en considération pour la détermination de l’ancienneté.

Congés exceptionnels 

Article  36  

En  vigueur  étendu

En dehors des congés annuels, les salariés ont droit à des congés rémunérés de courte durée pour les événements de famille prévus ci-dessous :

-mariage ou Pacs du salarié ayant moins de 1  an de présence : 4 jours ;

-mariage ou Pacs du salarié ayant plus de 1 an de présence : 1 semaine ;

-mariage ou Pacs d’un enfant : 2 jours ;

-décès du conjoint, père, mère ou enfant : 3 jours ;

-décès des autres ascendants et descendants, frères ou sœurs : 1 jour ;

-naissance d’un enfant : 3 jours ;

-profession de foi ou cérémonie religieuse équivalente de toute religion des enfants du salarié : 1 jour. (1)

Sauf accord entre les parties, les jours de congés rémunérés devront être pris au moment de l’événement en justifiant l’octroi.

Ces jours de congés rémunérés sont assimilés à des jours de travail effectif pour le calcul  de l’ancienneté et des congés payés. (2)

(1) Le premier alinéa de l’article 36 est étendu sous réserve de l’application de l’article L. 3142-1 (4°) du code  du travail au terme duquel le décès du partenaire lié par un PACS, comme celui du conjoint, donne droit à  une autorisation exceptionnelle d’absence. (Arrêté du 14 avril 2010, art. 1er)

(2) Le deuxième alinéa de l’article 36 est étendu sous réserve que les termes « au moment de l’événement »  s’entendent comme une période raisonnable précédant ou faisant suite à cet événement, en application des  dispositions de l’article L. 3142-1 du code du travail, telles qu’interprétées par la jurisprudence de la Cour de  cassation (Cass. soc., 16 décembre 1998, n° 96-43323). (Arrêté du 14 avril 2010, art. 1er)

Maladie 

Article  37  

En  vigueur  étendu

Dernière  modification  :  Modifié  par  Avenant  du  24  mars  1987  étendu  par  arrêté  du  21  juillet  1988  JORF  30  juillet  1988

Les absences justifiées par l’incapacité résultant de maladie dûment constatée ou d’accident ne constituent  pas de plein droit une rupture du contrat.

L’employeur s’efforcera d’avoir recours à des  salariés sous contrat de travail à durée déterminée pour assurer  le remplacement du salarié malade. Toutefois, dans le cas où les absences imposeraient le remplacement  effectif des intéressés, ceux-ci auraient la priorité d’embauchage dans leur catégorie d’emploi pendant 1  an  après leur guérison.

La notification de l’obligation du remplacement éventuel sera faite aux intéressés par lettre recommandée  avec accusé de réception, au plus tôt 4 mois après le début de l’arrêt de travail pour les salariés ayant au   moins 1 an de présence, 6 mois après le début de l’arrêt de travail pour les salariés ayant plus de 3 ans de  présence.

Cette notification tiendra compte du préavis d’usage.

Ces dispositions s’entendent sous réserve de l’application de l’article L. 122-14 et suivants du code du travail  relatif à la rupture des contrats de travail.

Ces dispositions ne s’appliquent pas au contrat de travail du salarié victime d’un accident de travail (autre  qu’accident de trajet) ou maladie professionnelle pour lesquels il est fait application des dispositions légales  (art. L. 122-31 et suivants du code du travail).

Les dispositions relatives à l’indemnité maladie sont applicables en cas d’accident du travail.

Toutefois, l’indemnité prévue sera versée à partir du 1er jour de l’arrêt de travail. Si un salarié est malade plusieurs fois au cours d’une année civile, la durée totale des périodes indemnisées ne pourra excéder au cours de cette même année la durée à laquelle son ancienneté lui donne droit. Pour une même interruption de travail,  la durée totale de l’indemnisation ne pourra dépasser la durée à laquelle l’ancienneté ouvre droit.

Indemnités maladie

En cas de maladie dûment constatée par un certificat médical et contre-visite s’il y a lieu, les ouvriers et employés bénéficieront lorsqu’ils toucheront des indemnités journalières au titre des assurances sociales et éventuellement de tout autre régime obligatoire ou facultatif dans l’entreprise, d’une indemnité complémentaire calculée de façon qu’ils reçoivent, à compter du 4e jour :

Après 1 an de présence :

– pendant 1 mois 100 % de leurs appointements ;

– pendant 1/2 mois 75 % de leurs appointements ;

– pendant 1/2 mois 66 % de leurs appointements ;

Après 5 ans de présence :

– pendant 2 mois 100 % de leurs appointements ;

– pendant les 20  jours suivants 75 % de leurs appointements ;

Après 8 ans de présence : 

– pendant 2 mois 100 % de leurs appointements ;

– pendant 1/2 mois 75 % de leurs appointements ;

– pendant 1/2 mois 66 % de leurs appointements ;

Après 10 ans de  présence :

– pendant 2 mois 100 % de leurs appointements ;

– pendant 2 mois 75 % de leurs appointements ;

Après 20 ans de  présence :

– pendant 2 mois 100 % de leurs appointements ;

– pendant les 10  jours suivants 90 % de leurs appointements ;

– pendant les 50  jours suivants 75 % de leurs appointements ;

– pendant les 20  jours suivants 66 % de leurs appointements ;

Après 25 ans de  présence :

– pendant 2 mois 100 % de leurs appointements ;

– pendant les 20  jours suivants 90 % de leurs appointements ;

– pendant les 40  jours suivants 75 % de leurs appointements ;

– pendant les 40  jours suivants 66 % de leurs appointements ;

Après 33 ans de  présence :

– pendant 2 mois 100 % de leurs appointements ;

– pendant les 30  jours suivants 90 % de leurs appointements ;

– pendant les 30  jours suivants 75 % de leurs appointements ;

– pendant les 60  jours suivants 66 % de leurs appointements.